Cette approche se traduit de manières diverses : coûts de connexion trop élevés, montages de projets trop coûteux ou faisant appel à des technologies importées, tolérance face à des niveaux de profit incompatibles avec un service aussi vital, coûts d’investissements répercutés sur la facture des ménages alors que l’expérience dans les pays développés montre que ces coûts ont été couverts par des financements publics et non par l’usager.
Si la volonté est véritablement d’amener l’eau aux populations en difficulté, il faut évacuer la logique consistant à trop souvent placer la rentabilité avant l’impératif social ou l’intérêt général, car le maintien d’une telle démarche écarte les populations les plus pauvres, pourtant prioritairement visées par les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD).