A quelques mois du prochain Sommet de New York sur le bilan des OMD, à moins d’un an du prochain G8/G20 qui sera accueilli par la France, à deux ans du prochain Forum Mondial de l’Eau, où en est la France dans ses engagements pour le financement du secteur de l’eau et de l’assainissement ? Tient-elle ses promesses ? Telles sont les questions que la Coalition Eau se posait lorsqu’elle a engagé un chantier d’analyse de "l’aide publique au développement française (APD) dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement, sur la période 2001-2007, et les perspectives d’ici 2012.".
L’étude a permis d’analyser les choix géographiques, les types de projets, et les instruments financiers de la coopération française dans ce secteur, à la lumière des engagements pris par la France pour le financement du secteur en 2003, de la priorité rappelée aux pays d’Afrique Subsaharienne en 2009, et en s’appuyant sur les chiffres renseignés auprès du Comité d’Aide au Développement (CAD) de l’OCDE.
Si l’aide bilatérale de la France a augmenté de façon significative sur la période étudiée, ceci s’explique par un recourt accru aux prêts bancaires, alors que les montants de subventions restent trop faibles. Cela se fait au détriment des populations et des pays les plus pauvres, ayant les défis les plus importants à relever en matière d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. L’instrument financier « prêt » répondant essentiellement aux conditions économiques des pays émergents, mais ne permettant pas de soutenir les pays ayant que de faible capacités à emprunter (majoritairement les PMA, notamment des pays d’Afrique subsaharienne), et n’étant pas adapté à certaines interventions comme l’hydraulique rurale.
7 propositions de la Coalition Eau - Pour une contribution plus efficace de l’APD bilatérale française à l’atteinte des OMD Eau et Assainissement :
En savoir plus :
IMG/pdf/ANNEXE_ETUDE_COMPLETE_APD_eau_assainissement_mai_2010.pdf (PDF, 4.5 Mo)
IMG/pdf/Coalition_Eau_SYNTHESE_APD_eau_assainissement_mai_2010.pdf (PDF, 273.6 ko)