14 February 2019

Forum Economique Mondial 2019

Rapport Mondial des Risques 2019

Rapport Mondial des Risques 2019

En parallèle du Forum Economique Mondial qui a eu lieu du 22 au 25 janvier à Davos, le rapport annuel sur les risques dans le monde 2019 a été publié le 15 janvier 2019 dans un contexte de tensions géopolitiques et géoéconomiques préoccupantes.

Ce rapport détaille les principaux résultats de l’enquête menée par 750 experts auprès de 1000 décideurs sur leur perception des risques dans le monde, identifiant les principaux risques et opportunités pour la décennie à venir (Global Risk Report 2019).

LE CHANGEMENT CLIMATIQUE ET LES CRISES DE L’EAU AU CŒUR DU RAPPORT MONDIAL DES RISQUES 2019

Cette année encore, l’inquiétude provoquée par le changement climatique et les catastrophes naturelles est l’une des principales tendances ressortant de cette analyse.

Les évènements météorologiques extrêmes sont, cette année encore, en risque numéro 1 en termes de probabilité en 2019, et classés en troisième position en termes d’impacts potentiels.  A noter aussi que les risques d’échecs de l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation aux changements climatiques remontent nettement dans le classement par rapport à 2018 et apparaissent désormais en risque numéro 2. Cela montre bien les enjeux forts et la perception des risques liés au changement climatique par les décideurs. Cela fait suite notamment suite à la publication du rapport spécial du GIEC sur un réchauffement global de 1,5°C qui a comparé les impacts d’un réchauffement global de 1,5°C et de 2°C et conclu que des efforts sans précédent et des transformations profondes de notre système sont nécessaires.

« Sur un horizon de dix ans, les échecs des politiques climatiques extrêmes et du changement climatique sont considérés comme les menaces les plus graves ».

L’EAU, UN RISQUE SOCIÉTAL À IMPACT ÉLEVÉ

Pour la huitième année consécutive, l’eau se trouve parmi les cinq principaux risques de la catégorie à impact élevé. Dans le Rapport 2019, les crises liées à l’eau, considérées comme un « risque sociétal » en raison de leur large portée et de leurs interconnections avec d’autres risques, se classent au quatrième rang de cette catégorie (en 2018, les crises liées à l’eau étaient en 5e position) :

« une baisse significative de la qualité et de la quantité d’eau douce disponible, entraînant des effets nocifs sur la santé humaine et / ou sur l’activité économique » (page 98).

Le rapport met principalement en exergue les fortes et multiples interdépendances existantes entre les crises liées à l’eau et d’autres risques de type environnemental (échecs de l’atténuation des changements climatiques et l’adaptation aux changements climatiques et événements météorologiques extrêmes), sociétal (migrations involontaires, crises alimentaires) et géopolitique (profonde instabilité sociale et échec de la gouvernance globale ou régionale). Cette interdépendance est considérée comme un « véritable défi systémique ».

La montée des eaux est également identifiée comme une composante forte des risques pesant sur l’accès à l’eau potable et à l’assainissement (page 58) :

 « Assainissement : une étude de 2018 a révélé qu’aux États-Unis, une élévation du niveau de la mer de seulement 30 centimètres exposerait 60 stations de traitement des eaux usées desservant plus de 4,1 millions de personnes. Les installations de traitement de l’eau au Bénin et dans d’autres pays d’Afrique de l’Ouest sont déjà menacées par la mer »

« Eau potable : la diminution du débit des cours d’eau exacerbe la pollution des aquifères : à l’horizon 2050, plus de 650 millions d’habitants de 500 villes devraient faire face à une baisse d’au moins 10% de la disponibilité en eau douce ».

POUR EN SAVOIR PLUS :

  • Voir le Rapport sur les risques globaux 2018 (en anglais)

 

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