18 Septembre 2017

Climat

Le deuxième Sommet Climate Chance s’est tenu à Agadir : retour sur trois jours de rencontres entre acteurs non-étatiques sur le climat

Le deuxième Sommet Climate Chance s’est tenu à Agadir : retour sur trois jours de rencontres entre acteurs non-étatiques sur le climat

Du 11 au 13 septembre s’est tenue à Agadir la 2e édition du Sommet Climate Chance, évènement préparatoire à la COP23 et rendez-vous annuel des représentants de la société civile organisée, engagée au quotidien dans la lutte contre le dérèglement climatique. Collectivités, entreprises, associations, syndicats, organismes scientifiques et citoyens de tous pays sont en effet au premier rang de la lutte contre le dérèglement climatique. Ce sommet est l’occasion de dessiner l’état de l’action de ces acteurs à travers le monde, d’approfondir les échanges sur les réussites comme sur les difficultés et de favoriser la mutualisation des expériences et des innovations, dans le but d’identifier les opportunités naissant de ce combat résolu.

Plus de 5000 participants de 80 nationalités se sont donnés rendez-vous à Agadir pour partager leurs solutions concrètes ainsi que leurs bonnes pratiques, et faire émerger des synergies autour de thématiques communes.

Au programme de ces trois jours, plus d’une centaine d’évènements se sont déroulés avec des débats axés sur le progrès de l’action climat menés par les acteurs non-étatiques :

  • 7 plénières : pour approfondir les sujets essentiels en regroupant l’ensemble des participants de Climate Chance autour des enjeux clés du climat;
  • 16 forums : pour faire état de l’avancement des différentes coalitions d’acteurs, basés sur des coalitions thématiques et des dialogues participatifs de haut niveau;
  • Plus de 80 ateliers issus de l’appel à contribution : pour dessiner l’état de l’action à travers le monde.

Retrouvez le programme de ce sommet : http://climatechance-2017.com/programme/.

Retrouvez le communiqué de presse qui revient sur les grands moments du Sommet.

Forum Eau et Climat

L’eau est le principal vecteur par lequel les changements climatiques impacteront les sociétés et les écosystèmes. Mais l’eau est aussi porteuse de solutions pour l’atténuation et l’adaptation.

Le Forum « Eau et Climat» co-piloté par la Coalition Eau (avec le Partenariat Français pour l’Eau, INBO et Suez) s’est tenu le 11 septembre. Cet évènement a été l’occasion de présenter des projets développés par différents acteurs du domaine de l’eau (collectivités, entreprises, ONGs, universités etc.) pour faciliter la mise en oeuvre de l’Accord de Paris sur le climat. Ces actions de terrain ont permis d’illustrer de manière concrète les grands engagements pris à l’international, en particulier dans le cadre des Alliances du GCA sur les bassins, les entreprises et les mégacités. La discussion engagée avec les intervenants et la salle a donné des axes d’actions concrètes pour renforcer notre efficacité sur le terrain dans la mise en oeuvre des projets eau et climat, pour faire évoluer le plaidoyer porté par les acteurs de l’eau et pour renforcer notre visibilité dans les enceintes internationales, en particulier les COP.

Retrouvez le programme complet du Forum Eau et Climat. 

La déclaration de Nantes

La Déclaration d’Agadir, adoptée à l’issue du Sommet, sera portée à la COP23. Les points principaux de la déclaration concernent :

  • la nécessité de reconnaître les acteurs non-étatiques comme des parties prenantes à la négociation : s’ils soutiennent la mise en place du Partenariat de Marrakech de l’Agenda de l’Action, le rôle des acteurs non étatiques ne peut se résumer à ce partenariat, ils doivent être en situation de pouvoir intervenir dans le cadre de la négociation elle-même.
  • l’importance du dialogue de facilitation de 2018 qui est une étape clé pour que les contributions actuelles soient à la hauteur des objectifs de l’Accord de Paris.
  • la nécessité de soutenir l’Accord de Paris, adopté par consensus, malgré la décision du Président des Etats-Unis de se retirer de l’Accord de Paris.
  • l’importance des enjeux de l’adaptation pour les territoires les plus vulnérables, notamment sur le continent africain : l’adaptation ne doit pas être le parent pauvre des financements climat.
  • l’importance d’accroître les financements internationaux publics et privés pour renforcer les dynamiques d’action et rendre l’action effective et maintenir la confiance de tous, tout en renforçant la crédibilité des accords pris au niveau international : les pays développés doivent respecter l’engagement qu’ils ont pris de mobiliser 100 milliards $US par an de financements nouveaux et additionnels d’ici à 2020.
  • l’importance du rôle des acteurs non-étatiques : les dynamiques portées par les acteurs non-étatiques sont cruciales pour crédibiliser une trajectoire de stabilisation du climat.
  • l’importance des réflexions sectorielles (Transport, Energie, Bâtiments, Agriculture…) et des feuilles de route de long terme.

Cette déclaration est ouverte à signatures par les acteurs non étatiques. Pour signer, contacter : association@climatechance.fr

Pour en savoir plus